Sur un plateau au printemps.
Acte 2 : avec la Cie Le chat perplexe…

Photo © Ernesto Timor
Filles de joies, ce qu’il reste de la fête quand le rideau est tombé… (Opéra de Lyon)

Nous poursuivons ce tour d’horizon printanier de mes collaborations graphiques et photographiques avec la scène par la compagnie creusoise Le chat perplexe. J’ai déjà mentionné cet animal pour des spectacles jeune public, dont c’est la spécialité première. Il s’agit cette fois de femmes et de cailloux…






Filles de joies… Un méli-mélo de textes, musique et sculpture instantanée, en hommage à Grisélidis Réal, emblématique prostituée et écrivaine, à présent inhumée au Panthéon suisse. Sur scène un trio de femmes qui jouent aussi sur un peu tous les tableaux. La conteuse (Lucie Catsu) emprunte à Grisélidis Réal ses poèmes crus et flamboyants, ses coups de gueule lucides et extravagants pour les mettre en musique et en chansons. En contrepoint, la musicienne (Estelle Coquin) compose un personnage décalé : la clarinette, l’accordéon et le piano sont ses compagnons, la musique s’invite là où les mots nous manquent. Et puis l’emplâtreuse (Nelly Cazal) réalise des empreintes sur le vif de la conteuse et de la musicienne et, pour finir, d’elle-même : les personnages semblent prendre corps à mesure que le récit se construit. Ces formes, double peau sur la peau, entrent en résonance avec les histoires, et à l’issue du spectacle deviennent même des lots que remporteront les spectateurs les plus habiles au jeu de la grenouille…

Filles de joies : images d’une performance apéritive dans le péristyle de l’Opéra de Lyon (Paroles en festival 2014), suivies de vues du spectacle.



Autre spectacle de tranches de vie et de musique : Le bal des casse-cailloux… Ce concert à histoires franco-italien prend sa place dans le projet transdisciplinaire Éclats de pierre, éclats de vie, mené par la compagnie autour de la mémoire des immigrés italiens qui taillèrent le granit au pays de Sardent, près de Guéret, dès les années 1920. On chemine ici à travers les cultures, entre la grande histoire et les récits de vie, entre souvenirs et mythologie moderne. La musique et les chansons portent l’évocation d’une galerie de personnages saisissants, drôles ou émouvants. Des hommes et des femmes qui se rencontrent, d’autres qui ont failli s’aimer… Avec sur scène Jean Métégnier, né d’un père creusois et d’une mère italienne, musicien pour qui la parole est une évidence, une nécessité !

 

Jean Métégnier orchestre les chants et les massettes dans Le bal des casse-cailloux.



Autres maillons du projet : des ateliers à l’enseigne Fai-da-te et l’exposition Le fil de la pierre dont il a déjà été largement question ici et car mes photos y sont à la fête ! J’ai réalisé le fascicule qui présente l’ensemble de l’opération, à feuilleter et lire librement ci-dessous.


Photo et graphisme ©  Timor Rocks !





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